Née sur un bateau de pêche de Gandia, le mousse aurait remplacé le riz par des pâtes pour décourager un capitaine trop gourmand, la fideuà est la cousine maritime de la paella. Mêmes gestes, même poêle, mais des vermicelles courts à la place du riz. Et un avantage énorme pour les débutants : elle est presque impossible à rater.

Pourquoi commencer par une fideuà ?

Le riz demande un dosage précis de bouillon et un timing serré. Les pâtes fideuà, elles, pardonnent tout : trop de bouillon, il s'évapore ; pas assez, on en rajoute. Si la paella vous intimide, c'est la porte d'entrée idéale.

La recette (6 personnes, poêle 34-38 cm)

  • 450 g de pâtes fideuà, 500 g de seiche ou calamar, 12 grosses crevettes
  • 2 tomates râpées, 3 gousses d'ail, 1 c. à café de paprika
  • 1,3 L de fumet de poisson chaud, safran, huile d'olive
  1. Dorez les crevettes 1 minute par face dans l'huile chaude, réservez.
  2. Faites revenir la seiche jusqu'à ce qu'elle chante, puis ail, tomate, paprika : 3 minutes.
  3. Toastez les pâtes à sec dans le sofrito, 2 minutes en remuant, c'est LE geste fideuà : les vermicelles prennent une couleur noisette qui fait tout le goût.
  4. Versez le fumet safrané bouillant, répartissez, reposez les crevettes dessus. 10 minutes de cuisson sans toucher, dont les dernières à feu vif.

Signe de réussite absolue : les pointes de vermicelles se dressent vers le ciel en fin de cuisson. À Gandia, on la sert avec un trait d'aïoli.

Le même matériel que la paella

Votre poêle à paella fait les deux, c'est bien pour ça qu'on vous conseille d'investir dans une bonne fois. Fumet maison ou du commerce, mais chaud au moment de verser : verser froid arrête la cuisson du sofrito.